TR N° 1 PSYCHIATRIE 3
Noms des participants :
JOYON Patricia
LOMBARDO Marie-Hélène
MARTINI Ophelia
FERULLO Audrey (secrétaire)
ROUSSEZ Amélie (rapporteur)
ADAM Nathalie (rapporteur)
DEFINITIONS
Addiction :
Comportement que le sujet ne peut interrompre sans souffrance. Se manifeste par une recherche avide de l’objet , une répétition de l’acte, une apparente dépendance à l’objet choisi, une recherche de satisfaction immédiate, une proximité de la mort et de la destruction.
Alcool :
L’alcool éthylique ou éthanol est la substance chimique de base contenue dans les boissons alcoolisées.
Liquide incolore, volatil, d’odeur agréable obtenu par la fermentation alcoolique des sucres.
A fortes doses l’alcool est un poison narcotique, qui provoque une intoxication avec troubles de la coordination musculaire, délire et coma.
Usage nocif ou abusif :
Toute conduite d’alcoolisation caractérisée par :
- l’existence d’au moins un dommage d’ordre médical, psychologique ou social induit par l’alcool
- l’absence de dépendance à l’alcool
Cette définition correspond à l’usage nocif pour la santé dans la CIM 10 et à l’usage abusif dans le DSM 4.
Tolérance :
Elle n’appartient pas en propre à la toxicomanie, c’est un phénomène biologique général. C’est la réponse d’un organisme vivant à toute agression exogène tendant à détruire son équilibre physiologique. Mais, dans le cas de la toxicomanie, l’agression toxique, si elle est parfois accidentelle, est le plus souvent voulue, recherchée pour ses effets euphorisants et la tolérance au toxique recule le seuil de ces effets et ainsi nécessite une augmentation croissante des doses pour y parvenir.
L’organisme peut alors supporter des quantités qui, pour l’opium par exemple, atteignent 200 ou 300 fois la dose qui tuerait un homme sain.
Accoutumance :
Fait de s’habituer à la substance utilisée comme drogue, ce qui se traduit par l’insensibilisation progressive et la nécessité d’augmenter les doses absorbées pour obtenir les effets habituellement obtenus par une prise normale.
Le terme d’accoutumance s’utilise sans doute plus particulièrement dans la toxicomanie bénigne et entraîne une dépendance psychique d’un sujet proche de l’assuétude (tolérance de l’organisme d’un individu qui se drogue avec un produit et qui ne manifeste pas les perturbations normalement occasionnées par l’utilisation de cette drogue) et non pas une dépendance physique.
Dépendance :
Etat psychique (agitation, insomnie, stress…) et/ou physique (tremblements, pâleur…) qui résulte de l’absorption périodiquement ou continuellement répétée d’une substance. Cet état est caractérisé par des réactions comportementales comprenant toujours un besoin impérieux de prendre cette drogue pour supprimer un état de malaise somatique ou psychique dû au sevrage.
Alcoologie :
Discipline médicale qui étudie l’alcoolisme, non seulement sous l’angle somatique et psychique, mais également par rapport aux répercussions socio-économiques et vise à la mise en œuvre d’une prévention efficace.
Toxicomanie :
Comportement consistant à consommer de façon régulière et importante des substances plus ou moins toxiques et susceptibles d’engendrer un état de dépendance physique et/ou psychique.
Selon une recommandation de l’OMS, le terme de « toxicomanie » devrait être remplacé par celui de « pharmacodépendance ».
Alcoolisation :
Imprégnation alcoolique chronique.
Buveur excessif :
Personne qui boit habituellement et avec excès de l’alcool. Consommation supérieure à 4 verres de vin par jour pour les hommes et supérieure a 2 pour les femmes.
Alcoolisation aigue :
Elle se caractérise par un état d’excitation psychique aigue et d’incoordination motrice, par des troubles de l’équilibre et du langage pouvant évoluer vers le coma et la mort.
Elle peut prendre des formes banales (euphorie, inhibition…), mais aussi revêtir des formes graves telles que des réactions furieuses, excito-motrices, hallucinatoires, délirantes ou encore dépressives risquant d’entraîner des passages a l’acte violents ou suicidaires.
Dans les cas extrêmes, l’intoxication massive peut provoquer des comas graves avec accidents d’hypoglycémie et d’acidose dont les conséquences peuvent se révéler fatales.
Alcoolisation chronique :
Elle se caractérise par la dépendance à l’alcool : le sujet n’a plus la volonté de s’abstenir de consommer des boissons alcoolisées. C’est une maladie qui est la conséquence d’excès d’apports toxiques dans l’organisme, mais aussi celle d’un état psychologique perturbé.
L’usage prolongé et répété de boissons alcoolisées a des répercussions somatiques et psychologiques tels que :
-troubles digestifs : anorexie, brûlures gastriques, cirrhose…
-perturbations neuropsychologiques : modification du caractère, diminution des capacités intellectuelles, troubles du sommeil…
-visage congestionné
-conjonctivites avec yeux globuleux et brillants
-tremblements : bouche, langue, extrémités…
EPIDEMIOLOGIE
Toxicomanie :
Selon une enquête de l’INSERM 74% des drogués sont des hommes, dont :
-17% âgés de 15 à 19 ans
-39% de 20à 24 ans
-29% de 25 à 29 ans
-15% de 30 ans et plus
-71% sont célibataires
-45% d’entre eux habitent chez leurs parents
On évalue la proportion de femmes toxicomanes à une pour deux hommes.
Tous les milieux socio professionnels sont touchés. Néanmoins plus le niveau d’étude est bas, plus le pourcentage de toxicomane est élevé.
Les drogues le plus souvent utilisées sont par ordre décroissant : le cannabis, l’héroïne, les médicaments, la cocaïne, la polytoxicomanie.
La drogue coûte cher ce qui entraîne les toxicomanes à des comportements antisociaux : vols, violence, prostitution… pour se procurer l’argent nécessaire à l’achat des doses.
En France, le nombre de toxicomanes est estimé à 150000. 50% d’entre eux associent leur consommation de drogue à l’alcool.
Alcoolisme :
En France le nombre de malades alcooliques s’élève à 2 millions. Toutefois, 5 millions de personnes environ auraient des difficultés liées à une consommation excessive d’alcool.
L’alcoolisme est la 3eme cause de décès des français, 20%des accidents du travail et 40% des accidents de la route seraient liés à l’alcool.
L’alcoolisme est responsable de 5 à 10% des hospitalisations dont 15 à 20% en milieu psychiatrique.
L’alcoolisme chez la femme progresse.
Les jeunes consomment de plus en plus tôt de l’alcool, souvent en même temps que des drogues.
La consommation de vin diminue au profit des alcools forts.