Description physique et psychologique de l’alcoolique :

Description physique et psychologique de l’alcoolique :

 

L’alcool est la drogue licite la plus employée ; en effet elle est la troisième cause de mortalité en France.

Dans notre société l’alcool est présent dans toutes les fêtes qu’elles soient familiales, administratives… tout est prétexte à « boire un verre » : le verre de l’amitié ne peut se refuser, la cuite dont se glorifie l’adolescent, le travailleur manuel qui aurait besoin de force… .

Certaines professions sont particulièrement exposées : les garçons de café, les métiers de la terre, ceux du bâtiment….Les milieux sociaux défavorisés semblent les plus touchés mais les milieux aisés n’y échappent pas, c’est ce que l’on qualifie d’alcool mondain.

Certains traits de caractères sont relevés chez un bon nombre d’alcooliques : passivité, immaturité, dépendance et faiblesse du Moi. L’anxiété et la tendance dysphorique de l’humeur sont fréquentes, souvent aggravées par l’excès de boissons.

L’alcoolisme féminin, en revanche a été très longtemps individualisé comme un alcoolique névrotique, c’est-à-dire représenté par de la culpabilité, un abus solitaire d’alcool et surtout tout était caché car les femmes devaient rester le modèle parfait.

Les manifestations aiguës de l’ivresse (conséquence de la prise importante d’alcool chez un sujet normal) sont associées à la perturbation de l’humeur dans le sens de l’euphorie, une atteinte de la vigilance et une mauvaise coordination motrice (tremblements, marche titubante…).

Ce tableau de l’ivresse peut se compléter par des troubles du comportement allant jusqu’à la crise d’agitation (ivresse excitomotrice), d’altération de la conscience avec crise comitiale (ivresse convulsive), de production onirique (ivresse hallucinatoire) et d’émergence d’idées délirantes à type de persécution, de jalousie… ( ivresse délirante). Ce tableau peut aussi se terminer par un coma aboutissant à la mort.

Les manifestations chroniques de l’habitus alcoolique sont représentées par un visage congestionné ou parfois terreux, porteur de varicosités, des conjonctivites répétées sous des yeux brillants et globuleux, des tremblements susceptibles d’intéresser la bouche, la langue et les extrémités.

Les autres signes complétant le tableau d’éthylisme chronique sont des troubles digestifs à type d’anorexie ou de brûlures gastriques, des troubles moteurs associant des manifestations sensitives comme des crampes nocturnes à la fatigabilité, voire au déficit moteur rendant impossible la marche sur la pointe des pieds. Des perturbations psychiques interviennent aussi dans ce triste tableau : des modifications du caractère où prédominent l’irritabilité, un mauvais contrôle émotionnel avec fréquents passages du rire aux larmes.

Enfin, il y a aussi une réduction des capacités intellectuelles avec troubles de la mémoire et baisse de l’efficience intellectuelle, des troubles du jugement avec réduction du sens moral responsables de délits, voire d’inceste, des troubles du sommeil avec des insomnies, cauchemars angoissants et une certaine agitation.