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INTRODUCTION:

 

La démarche préventive du risque alcool a évolué dans ses objectifs, ses moyens et ses méthodes. Elle est passée d'une démarche centrée sur le danger des produits et les conséquences morales de l' a1cooljsme ( début du XXème ) à une démarche centrée sur une information scientifique et sans cesse actua1isée

du risque d'alcool

Aujourd'hui la démarche préventive est globale. Elle est constituée de l'

ensemble des actions qui permettent de promouvoir la santé individuelle et collective.

Cette démarche globale prend en compte l’alcool et les autres produits

psychoactifs les personnes et le contexte de consommation.

La prévention du risque alcool conduit à repérer :

- des sujets à haut risque: les jeunes, les femmes enceintes et les sujets comptant dans leur famille un parent biologique ayant un problème d'alcool ( dépendance, cirrhose...)

- des situations potentiellement dangereuses : manifestations collectives, route, monde du travail. . .

Elle se met en œuvre avec des méthodes participatives: l' intervenant en prévention n’est pas l’expert, c’est un animateur facilitateur, révélateur des potentialités individuelles.       ­

 

Les dates clés:

 

1895 : création d'une commission chargée d'analyser le rôle de l'école dans la lutte contre l'alcoolisme

1897: début d’un enseignement antialcoolique spécifique dans les établissements scolaires

1916 : décret interdisant aux élèves d'apporter de l'alcool dans leurs paniers­ repas

1947: découverte du Disulfirame médicament pour malades alcooliques

1956: texte interdisant de servir du vin aux moins de 14 ans

1983 : création des Centres d' Hygiène Alimentaire et d'Alcoologie (aujourd'hui Centres de Cure Ambulatoire en Alcoologie)

1991 : adoption de la loi du 10 janvier 1991, dite loi Evin, relative à la lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme

1995 : fixation du nouveau seuil d’alcoolémie au volant à 0.5g

 

I /. La prévention primaire

 

1/. Actions éducatives

 

- campagnes d' information dans les milieux scolaires ( complications psycho-sociales, risques sur la santé. . . )

- plan de prévention en entreprise

- campagnes de sensibilisation télévisuelles et publicitaires

- associations de lutte contre l'alcoolisme

- associations départementales de prévention de l'alcoolisme

- formation de groupes relais alcool qui par la suite réaliseront des actions

préventives ciblées

- stage de formation sur la prise en charge du malade alcoolique pour les personnels médico-sociaux         .

- programme d'éducation auprès d'un public Rmiste dans les chantiers d' insertion" associations de lutte contre éthylisme

- information et diffusion de tracts avec des numéros de téléphones, des adresses et des sites internet d'association

- actions dissuasives à l'entrée des bars et discothèques

- dépister les facteurs de risque : ennui, isolement, stress...

- distributeurs de boissons non-alcoolisées

 

2/. Actions économiques

- pénaliser indirectement la consommation de boissons alcoolisées par des prix dont la majeure partie est composée de taxes

- mise en place de sanctions s'il y a une production massive de vin

            (privilégier la qualité et non la quantité)

 

3/. Actions législatives et réglementaires

 

- interdiction de vendre de l'alcool aux moins de 18 ans

- fixer le taux d'alcoolémie à O.5g/L de sang au volant

- imposer aux employeurs la gratuité des distributeurs d'eau

- mise en place du permis probatoire

- inscription de type « à consommer avec modération »

 

Centres et institutions

 

- HCSP ( Haut Comité de Santé Publique) : réflexion. définition et obiectif

- ANPA ( Association Nationale de Prévention de santé Alcoolisme)

- CHAA (Centre d'Hygiène Alimentaire et d'Alcoologie) : accueil, écoute dépistage, orientation, traitement

 

II/. Prévention secondaire

 

- consultations d'alcoologie

- bilan hépatique

- accompagnement des malades alcooliques avant, pendant et après le sevrage

- proposition d'entretiens individuels envers les personnes en souffrance avec l’alcool

- établissements spécialisés

- hôpital de jour

 

Centres et institutions:

 

- CHAA

- Services spécialisés des centres hospitaliers : dépistage, traitement

- Centres hospitaliers spécialisés en psychiatrie : traitement

- Centres post-cure : traitement, réadaptation

 

III/. Prévention tertiaire

 

- suivi médical après la cure pour éviter les rechutes

- centres de post-cure : établissements médicalisés où les malades sevrés reçoivent des soins ou un traitement psychiatrique accompagnés d'une aide à la réinsertion sociale

- réunions de groupes de paroles pour aider l'alcoolique à ne pas rechuter

- mouvements de soutien des anciens buveurs

 

Centres et institutions:

 

- CHAA

- Centres post-cure

- Mouvements de soutien aux anciens buveurs: informations, écoute, soutien aux malades et à leurs familles

 

IV/. Prévention quaternaire

 

Ne concerne que les personnes avant rechutées et avant en plus des problèmes de santé associés (foie, rein, rate, cerveau)